Archives par mot-clé : Science-Fiction

Les Aventuriers du ciel, de R. M. de Nizerolles

Rendez-vous dans l’espace, avec Tintin… Mais pas de Milou à l’horizon, juste une équipe d’ « Aventuriers du Ciel » qui explorent le système solaire !

PP00532PDe 1911 à 1913, l’auteur populaire R. M. de Nizerolles (pseudonyme de Marcel Priollet) offre aux éditions Ferenczi l’un de leur grand succès : « Le Voyages aériens d’un petit Parisien à travers le monde ». C’est ce qui explique qu’une vingtaine d’année plus tard, ces mêmes éditeurs vont insister auprès de l’auteur pour avoir une suite.

Cette suite, dont la publication commence en 1935 (et se terminera en 1937), s’inscrira dans la proto-Science-Fiction, et amènera le jeune héros, prénommé Tintin, donc, à parcourir le système solaire grâce à une fusée !

00Les fascicules seront au nombre de 108 (!!!), de 16 pages chacun.

En 1950, revenant (comme toujours) sur ses grands succès, la maison d’édition décide de republier le roman (de manière abrégée…). Il sera remis en page, avec des couvertures en couleurs (de R. Houy) !

PP00539POriginellement prévue en 30 fascicules, cette réédition restera inachevée, car seuls 26 numéros verront le jour. Voici les titres de ces fascicules (dont les titres des 4 derniers, jamais parus) :

  1. Vers les mondes inconnus
  2. Allo ? ici la Lune !
  3. L’arrivée chez les Martiens
  4. Le secret de la pyramide
  5. La révolte des automates
  6. L’île aux surprises
  7. Le bateau magique
  8. L’énigme de la planète rouge
  9. Les montagnes à roulettes
  10. Visite aux dieux vivants
  11. Face aux cyclopes
  12. Le monstre à huit têtes
  13. Le puits enchanté
  14. La forêt qui parle
  15. Le dénicheur d’arcs-en-ciel
  16. Un passager escamoté
  17. Le langage des fusées
  18. Le Roi-cheval
  19. Prisonniers des « Joviens »
  20. La galerie des phénomènes
  21. L’océan vagabond
  22. Les Robinsons de l’île errante
  23. La cible habitée
  24. Au pays des « Hommes-Nez »
  25. Les mammouths à surprise
  26. La maison à l’envers
  27. Les mystères de la banquise (jamais paru)
  28. Au royaume de la transparence (jamais paru)
  29. La guerre des fauves (jamais paru)
  30. Le piège à hommes (jamais paru)

PP00545PÀ noter qu’en 1955, René Giffey qui fournira une adaptation BD, dans les pages de « L’intrépide » (alors propriété de « Nous Deux »), du n°275 au n°352.

Vous voulez voir quels fascicules sont disponibles à la librairie ? C’est ici.

E, comme … le cycle « Nicolas Eymerich, Inquisiteur » de Valerio Evangelisti

Tout ça, c’est (encore) à cause de Roland C. Wagner

Je m’explique : il m’arrivait de croiser Roland dans les allées des festivals ou d’échanger avec lui par mail. J’étais (et je suis encore !) un grand lecteur de ce qu’il écrivait, et nous échangions de temps en temps sur tel ou tel aspect du monde qu’il mettait en place.

Un jour, dans les allées du festival Utopiales, à Nantes (c’était, si mes souvenirs sont exacts, celui de l’an 2000, soit le premier se déroulant à Nantes, après les deux années à Poitiers), on se croise, on discute, et il me dit : « Tu as lu les romans de Valerio Evangelisti ? »

Il me raconte qu’ils ont mangé ensemble, le midi, et que, discutant de leur méthode de travail du réel et des points science-fictifs sur lesquels ils s’appuient l’un et l’autre, ils ont découvert que ça se ressemblaient quand même beaucoup…

eymerichJ’avais acheté quelques temps auparavant le premier volume de la saga de Nicolas Eymerich (« Nicolas Eymerich Inquisiteur »), sans l’avoir encore lu. Je savais que l’auteur était aux Utopiales, je l’avais donc glissé dans mon sac à dos.

Et voila Roland qui m’entraîne au bar des auteurs, qui se pose à une table où il y a Caza, David Calvo et, justement, Valerio Evangelisti, et nous voila tous les cinq à discuter et à refaire le monde… Ce fut pour moi, vous pouvez l’imaginer, un moment particulièrement intense, et je sais que, depuis, je surveille les publications en français de cet auteur.

Particulièrement noir, ce monde de Nicolas Eymerich fourmille d’idées et d’intelligence. Construisant ses romans dans un chassé-croisé entre plusieurs époques, dont celle de l’Inquisiteur en chef du royaume d’Aragon, Valerio Evangelisti essaie de montrer la face noire de l’Humanité et les interpénétrations des actions humaines.

blackFlagJe ne peux que vous conseiller de lire ce cycle science-fictif (qui est maintenant publié par le très bon éditeur La Volte). Si vous ne souhaitez pas (c’est un tort 😉 ) plonger directement dans le grand cycle, vous pouvez prendre l’un des romans parallèles au cycle, comme ce « Black Flag », centré non pas sur Nicolas Eymerich, mais sur un autre personnage, croisé lors d’une des nouvelles du recueil « Métal Hurlant », un certain Pantera

À noter que la traduction est assurée par un auteur que j’aime aussi beaucoup, Jacques Barbéri. Je prendrais le temps de vous parler de lui une prochaine fois…

Votre libraire cause à la radio…

Sur le territoire de Montfort-sur-Meu, et pour remplacer la radio « RLK » disparue il y a de cela maintenant plusieurs années, une association vient de créer une nouvelle radio, « Frequence 8 ».

9313Cette radio émet depuis peu, sur le 90.5, mais aussi sur le net, en streaming.

Il se trouve qu’une de leurs émissions s’appelle « Il était une fois un livre ». Et c’est un joli concept d’émission, qui propose, chaque semaine, un ouvrage choisi par une personne de Montfort ou des environs. Le lundi, petite discussion autour du livre entre l’animatrice et l’intervenant, et les autres jours, des extraits du livre sont lus. La diffusion se fait à 8h30 le matin, et il y a une rediffusion dans l’après midi, un peu après 17h.

La semaine prochaine, soit du 13 au 17 mars, ce sera à mon tour de choisir un livre ! Vous pourrez alors découvrir tout le bien que je pense de … « Cette crédile qui nous ronge », de Roland C. Wagner (que voulez-vous, on ne se refait pas…)

Cette-credille-qui-nous-rongeJ’espère que vous écouterez nombreux, que, pour les non bretons, le lien que j’ai mis plus haut fonctionne, et que cela vous donnera envie de lire et relire les oeuvres de Roland C. Wagner !

Calendrier de l’Avent de la librairie, Jour 8 : Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes

Je ne dirai qu’une chose : CHEF-D’OEUVRE

algernonCharlie Gordon et un simple d’esprit. Il a 33 ans, mais 6 d’âge mental. Il travaille dans un laboratoire, qui font des expériences sur l’intelligence, justement.

La dernière expérience en date porte sur une souris, nommée Algernon… Expérience couronnée de succès, puisqu’Algernon est devenue supérieurement intelligente.

Les scientifiques veulent tester leur découverte sur l’homme, et qui d’autre sinon Charlie pour en profiter ? Mais sait-on réellement là où cela va le mener ?

Livre mythique de Daniel Keyes, ce roman remporta le Prix Hugo, récompense ultime, en 1966. Il parle à cette part de nous, universelle, qu’on appelle l’Humanité.

Calendrier de l’Avent de la librairie, Jour 2 : La Fin d’Illa, de José Moselli

José Moselli est resté très longtemps comme « l’écrivain sans livre ».

Cet auteur prolixe n’a publié, de son vivant, qu’au sein des publications populaires, principalement pour enfants, de la maison Offenstadt. Ayant commencé son travail d’écriture en 1909, avec le feuilleton d’aventure « W… Vert » (dans L’Intrépide), il produit, jusqu’à la fin des années 30, un grand nombre de textes, dans des domaines très divers (aventures maritimes, récits policiers, feuilletons historiques…)

La Fin d'IllaAvec la création, en 1919, de la revue « Sciences et Voyages », les Offenstadt demandent à leur auteur-phare des textes à caractère scientifique. Il s’en était approché, avec le feuilleton « Le Téléluz » (publié en 1919 dans L’Intrépide, encore). Il leur donne alors quelques courts feuilletons (« La Prison de glace », « La Corde d’acier », …)

La Fin d'Illa, dans Sciences et VoyagesMais c’est en 1925, dans le numéro 283 de la revue, que commence le feuilleton « La Fin d’Illa ». Chronique d’une civilisation menée à sa perte par un dictateur avide de pouvoir et de sang, ce texte ne manque jamais de marquer ses lecteurs et représente l’un des chefs-d’oeuvre de l’auteur.

couvLongtemps oublié, José Moselli (et son texte) a été remis sur le devant de la scène par Jacques Van Herp, notamment grâce à la réédition de cette dystopie apocalyptique dans les pages de la revue Fiction, en 1962.

Suivent des rééditions multiples de ce texte, ainsi que d’un certain nombre d’autres feuilletons. Ce roman trouve une place de choix, notamment, dans la très jolie collection « Le Passé du Futur » chez Gramma (pour plus d’information à son sujet, voyez cette page du Forum BDFI).