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Les Mirifiques Aventures d’Albert, Toto, Black et Jacquot, de J.-Jacques Roussau

S’il est un domaine dans lequel L’Ouest-Éclair, fameux journal, ne semblait pas des plus à l’aise, c’est bien le feuilleton pour enfants. Depuis le début du siècle, les Offenstadt inondent le marché avec leurs publications, et c’est en 1927 que la direction du journal décide de donner une place dans ses pages à une publication pour enfant.

BD00730G_2Chaque jeudi paraît alors une demi-page, faite de 16 vignettes (à bulles !), qui raconte les aventures de deux garçons, avec leur chien et leur perroquet, embarqué autour du monde, avec le capitaine du bateau qui cherche toujours à leur nuire… et qui, immanquablement, voit ses plans se retourner contre lui ! Ce sont « Les Mirifiques Aventures d’Albert, Toto, Black et Jacquot » de Jean-Jacques Roussau (sans le *e* 😉 )

Dès la fin de cette publication, un album est édité par R. Bachelet, qui regroupe l’ensemble des planches, inaugurant ainsi les premiers « produits dérivés » issus de L’Ouest-Éclair !

BD00730GC’est cet album que la librairie propose aujourd’hui à la vente !

Calendrier de l’Avent de la librairie, Jour 2 : La Fin d’Illa, de José Moselli

José Moselli est resté très longtemps comme « l’écrivain sans livre ».

Cet auteur prolixe n’a publié, de son vivant, qu’au sein des publications populaires, principalement pour enfants, de la maison Offenstadt. Ayant commencé son travail d’écriture en 1909, avec le feuilleton d’aventure « W… Vert » (dans L’Intrépide), il produit, jusqu’à la fin des années 30, un grand nombre de textes, dans des domaines très divers (aventures maritimes, récits policiers, feuilletons historiques…)

La Fin d'IllaAvec la création, en 1919, de la revue « Sciences et Voyages », les Offenstadt demandent à leur auteur-phare des textes à caractère scientifique. Il s’en était approché, avec le feuilleton « Le Téléluz » (publié en 1919 dans L’Intrépide, encore). Il leur donne alors quelques courts feuilletons (« La Prison de glace », « La Corde d’acier », …)

La Fin d'Illa, dans Sciences et VoyagesMais c’est en 1925, dans le numéro 283 de la revue, que commence le feuilleton « La Fin d’Illa ». Chronique d’une civilisation menée à sa perte par un dictateur avide de pouvoir et de sang, ce texte ne manque jamais de marquer ses lecteurs et représente l’un des chefs-d’oeuvre de l’auteur.

couvLongtemps oublié, José Moselli (et son texte) a été remis sur le devant de la scène par Jacques Van Herp, notamment grâce à la réédition de cette dystopie apocalyptique dans les pages de la revue Fiction, en 1962.

Suivent des rééditions multiples de ce texte, ainsi que d’un certain nombre d’autres feuilletons. Ce roman trouve une place de choix, notamment, dans la très jolie collection « Le Passé du Futur » chez Gramma (pour plus d’information à son sujet, voyez cette page du Forum BDFI).