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Des fascicules populaires pleins de crimes : « Jack Dollar, The First Detective In The World »

Dans le monde des fascicules populaires, il y a certaines séries qui furent d’énormes succès… et certaines qui sont restées mystérieusement dans l’ombre de l’histoire.

Voulant surfer sur la mode des enquêteurs solitaires résolvant par la simple puissance de leur cerveau les crimes les plus étranges, les Éditions Modernes lancèrent les aventures de Jack Dollar.

Le Squelette assassinChaque fascicule (de 13 x 19,50 cm, et de 20 pages) contenait un récit complet, et coûtait 15 centimes (le premier fut vendu à 5 c., afin d’attirer les lecteurs, vieille ruse bien connue dans ce type d’ éditions). La publication était hebdomadaire (le jeudi), et une illustration en trois tons (rouge, jaune et noir) servait de couverture.

Qui a volé ?Au quatrième plat de chaque fascicule, on pouvait lire ce texte :

« Les exploits de nos plus célèbres policiers ont toujours passionnés la jeunesse. Aussi, après Sherlock Holmes et Nick Carter, Jack Dollar devait paraître.

Les enquêtes prodigieuses de ce nouveau détective l’ont élevé à la hauteur de ses maîtres. Jack Dollar est devenu The first Detective in the World, le premier policier du monde.

Rien de plus captivant, passionnant, émotionnant que le récit des exploits du roi des policiers modernes, et nos lecteurs trouveront émotions et intérêt dans le récit attrayant de ces romanesques aventures. »

L'Héritage fatalEn fait de texte passionnant, nous avons affaire à des resucées d’intrigues connues (sur des airs plus ou moins plagiaires).

Mais cette série se fait rare, et la vingtaine de volumes que la librairie vient d’acquérir propose un bel aperçu de cette publication.

Le Drame du Majestic-TheatreListe des volumes (connus de nous) :

  1. Un Crime mystérieux
  2. Le Bar du Perroquet Vert
  3. L’Enigme du Royal Club
  4. Un Cri de femme dans la nuit
  5. Le Vampire des cinémas
  6. La Main rouge
  7. Qui a tué ?
  8. L’Empoisonneuse de New York
  9. Le Squelette assassin
  10. Un Meurtre en taxi cab
  11. Qui a volé ?
  12. Le Mort ressuscité
  13. Le Collier de perles noires
  14. La Bande des garçons de recettes
  15. L’Héritage fatal
  16. La Valise mystérieuse
  17. Un Bandit du grand monde
  18. L’Alchimiste de Pick Street
  19. Sanglante énigme
  20. La Malle tragique
  21. Un Criminel de haut vol
  22. Un Complice inattendu
  23. Le Coffret de cristal
  24. Bobby Treeb, champion de boxe
  25. Un Voleur pas ordinaire
  26. Le Mort vivant
  27. La Ferme sanglante
  28. Le Mystère du château de Brooke
  29. Les Vols de la Financial Company
  30. Le Tram-Car 313
  31. Le Portrait de Washington
  32. L’Avion F 317
  33. Le Rapt du petit Charlie
  34. Les Bijoux de la chanteuse
  35. Accident, suicide ou meurtre ?
  36. Le Suicide du banquier
  37. Le Collier de béryl
  38. Le Commerce de M. Marc Twain
  39. Le Secret de l’ascenseur
  40. Le Boléro de diamants
  41. L’Assassin invisible
  42. Le Pendu du bois de Bush
  43. Le Drame du Majestic-Theatre
  44. Les Dévaliseurs de la malle-poste

Le Collier de perles noiresBonne lecture !

Calendrier de l’Avent de la librairie, Jour 2 : La Fin d’Illa, de José Moselli

José Moselli est resté très longtemps comme « l’écrivain sans livre ».

Cet auteur prolixe n’a publié, de son vivant, qu’au sein des publications populaires, principalement pour enfants, de la maison Offenstadt. Ayant commencé son travail d’écriture en 1909, avec le feuilleton d’aventure « W… Vert » (dans L’Intrépide), il produit, jusqu’à la fin des années 30, un grand nombre de textes, dans des domaines très divers (aventures maritimes, récits policiers, feuilletons historiques…)

La Fin d'IllaAvec la création, en 1919, de la revue « Sciences et Voyages », les Offenstadt demandent à leur auteur-phare des textes à caractère scientifique. Il s’en était approché, avec le feuilleton « Le Téléluz » (publié en 1919 dans L’Intrépide, encore). Il leur donne alors quelques courts feuilletons (« La Prison de glace », « La Corde d’acier », …)

La Fin d'Illa, dans Sciences et VoyagesMais c’est en 1925, dans le numéro 283 de la revue, que commence le feuilleton « La Fin d’Illa ». Chronique d’une civilisation menée à sa perte par un dictateur avide de pouvoir et de sang, ce texte ne manque jamais de marquer ses lecteurs et représente l’un des chefs-d’oeuvre de l’auteur.

couvLongtemps oublié, José Moselli (et son texte) a été remis sur le devant de la scène par Jacques Van Herp, notamment grâce à la réédition de cette dystopie apocalyptique dans les pages de la revue Fiction, en 1962.

Suivent des rééditions multiples de ce texte, ainsi que d’un certain nombre d’autres feuilletons. Ce roman trouve une place de choix, notamment, dans la très jolie collection « Le Passé du Futur » chez Gramma (pour plus d’information à son sujet, voyez cette page du Forum BDFI).