Archives par mot-clé : Bretagne

Sur les chemins de la Bretagne de Madeleine Desroseaux

Madeleine Desroseaux fait partie de ces inconnues célèbres qui ont laissé une trace ténue mais bien présente dans l’histoire littéraire, notamment bretonne.

MDesRNée à Rennes le 9 septembre 1873, elle publie très tôt des poèmes dans la presses locale. C’est dès cette époque qu’elle choisit son pseudonyme, Madeleine Desroseaux (elle s’appelle  en réalité Florentine Monier). En 1895, elle épouse André Degoul, un professeur de mathématique de Lorient, qui écrit lui aussi de la poésie.

BZ00264MC’est en 1882 qu’elle fait paraître son premier ouvrage, une plaquette de vers, intitulée  « Chaîne fleurie ».

C’est aussi à cette époque qu’avec son mari, elle édite la revue « Le Clocher breton ». C’est une revue mensuelle, traitant de la Bretagne et des pays celtiques, qui sera à l’origine du mouvement de renaissance culturel breton. On peut y lire l’actualité régionale dans les domaines artistiques, littéraire, et culturel. Le premier numéros est parrainé par Pierre Loti, et on croisera au fil des numéro l’élite culturelle de la Bretagne, comme Théodore BotrelLoeiz Herrieu, Anatole Le Braz, Charles Le Goffic, ou encore Jean-Pierre Calloc’h (qui d’ailleurs sera révélé par la revue). Autour du couple s’organise un mouvement breton, qui se fait tout à la fois culturel et amical, et c’est tout naturellement que naît chez eux un salon littéraire.

BZ00263P

Le couple André et Florentine Degoul sera d’ailleurs récompensé en 1913, par Raymond Poincaré, alors Président de la République, pour l’ensemble de ces publications.

Après la Première Guerre mondiale, Madeleine Desroseaux continue à publier ses oeuvres, où elle décrit la Bretagne telle qu’elle l’aime, avec ses sentiers, ses églises, ses fleurs d’ajoncs et ses cimetières… L’une de ses grands succès, « Les Heures bretonnes », sera couronné par l’Académie française en 1931.

Elle disparaît le 3 mai 1939, après avoir publié, en son nom propre, une dizaine d’ouvrages, dont :

  • Chaîne fleuri (1882)
  • La Bonne Auberge, comédie en 1 acte, en prose, par Madeleine Desroseaux et René Saib (André Degoul). (Le Clocher Breton (Lorient), 1902).
  • Les Heures Bretonnes. Préface de Charles Le Goffic. (Librairie académique Perrin et Cie / Éditions de la Revue des Poètes, 1930)
  • Du soleil sur la lande, Contes de Bretagne (Tallandier, 1932)
  • Felix, clerc de notaire. Roman breton (Éditions du courrier littéraire, 1935)
  • La Bretagne inconnue (Plon, 1938)
  • Sur les chemins de Bretagne. 2 volumes posthume. (Éditions du Clocher Breton, 1943-1944)

 

Calendrier de l’Avent de la librairie, Jour 3 : La Bretagne, par Albert Robida

Ce livre de périgrination en Bretagne est le premier des cinq volumes qu’Albert Robida va consacrer à la « Vieille France » et ses provinces (suivront la Touraine, la Normandie, la Provence et Paris).

vieille-france-bretagneParcourant la région, Albert Robida va nous fournir une sorte de reportage, en texte et dessins, sur tout ce qui arrêta son attention : les pierres et l’humain. Maisons à colombage, calvaires, enclos paroissiaux, villes moyen-âgeuses aux ruelles étroites, voila ce qui arrête et fascine l’auteur. Mais toujours dans un rapport très étroit avec les habitants de ces lieux.

Son petit-fils, Michel Robida, commente d’ailleurs : « Je ne connais pas de lui une seule vision de campagne qui ne soit ramenée aux proportions humaines par la présence d’un hameau, d’une ferme, d’un moulin, à tout le moins d’une carriole bâchée de toile ; seule la forêt peut se passer pour lui de toute figuration. »

Quelques pages sont même consacrées à Montfort (dans lesquelles il raconte la légende de la cane et immortalise la Tour du Papegault).