Des histoires comme vous voulez

Je ne sais pas vous, mais j’ai passé un très grand nombre d’heures dans les pages des « Livres Dont Vous Êtes Le Héros », lorsque j’étais plus jeune…

JX00177PBien entendu, dans les fameuses séries publiées par Folio Junior, mais pas uniquement !

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J’ai aussi beaucoup joué avec les Enquêtes policières de la Bande des Quatre, et avec les « BDs dont vous êtes le héros » publiées par Pif Poche !!!

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C’est donc toujours assez drôle de voir arriver dans les rayons de la librairie la collection d’une personne qui a eu à peu près le même parcours que moi en la matière !

Parmi, donc, les très nombreux LDVELH de Folio junior (la Quête du Graal, Sorcellerie !, Défis et Sortilèges, etc.), il y a aussi deux volumes de la Bande des Quatre, deux Pif Poche, et un ensemble de titres vers lesquels, à l’époque, je n’étais pas du tout allé, les Quêtes sans Fin de Donjons & Dragons !

JX00169PBref, l’excuse pour moi de replonger dans mes vertes années, mais aussi d’aller me frotter aux nouveautés du genre, que j’ai aussi en rayon, que ce soit dans le monde de Dofus, de Koh-Lanta ou de Cluedo !

420503Je fais quelques parties et je vous redis si la magie fonctionne toujours 😉

Une plongée dans les « J’ai Lu » bleus (Leur aventure)

Loin de moi l’idée de vous faire découvrir une collection, ou de sortir de l’oubli une série d’ouvrages, en vous présentant aujourd’hui la fameuse « J’ai Lu : Leur aventure ». J’ai bien conscience de l’inutilité de la chose, tant cette série a eu un réel succès dans les années 60 et 70, inondant ainsi depuis des dizaines d’années les étales des libraires d’occasion.

bleu1Celle que l’on appelle familièrement la J’ai Lu Bleue propose des ouvrages d’histoire autour de la Deuxième Guerre Mondiale.

bleu2Les couvertures, toutes originales, étaient l’oeuvre pour la plupart d’Antonio Parras, un illustrateur populaire et prolixe de grande qualité.

bleu3La collection comptait 174 volumes (semble-t-il, après vérification sur la page Wikipedia qui lui est consacrée) (et qui est très bien faite, d’ailleurs, notamment avec la liste complète des titres)… et je viens juste d’en rentrer 57 !

bleu4À noter que cette collection fut complétée par la collection « L’Aventure aujourd’hui », aux couvertures identiques mais rouges, consacrée, elle, aux conflits modernes.

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Sur les chemins de la Bretagne de Madeleine Desroseaux

Madeleine Desroseaux fait partie de ces inconnues célèbres qui ont laissé une trace ténue mais bien présente dans l’histoire littéraire, notamment bretonne.

MDesRNée à Rennes le 9 septembre 1873, elle publie très tôt des poèmes dans la presses locale. C’est dès cette époque qu’elle choisit son pseudonyme, Madeleine Desroseaux (elle s’appelle  en réalité Florentine Monier). En 1895, elle épouse André Degoul, un professeur de mathématique de Lorient, qui écrit lui aussi de la poésie.

BZ00264MC’est en 1882 qu’elle fait paraître son premier ouvrage, une plaquette de vers, intitulée  « Chaîne fleurie ».

C’est aussi à cette époque qu’avec son mari, elle édite la revue « Le Clocher breton ». C’est une revue mensuelle, traitant de la Bretagne et des pays celtiques, qui sera à l’origine du mouvement de renaissance culturel breton. On peut y lire l’actualité régionale dans les domaines artistiques, littéraire, et culturel. Le premier numéros est parrainé par Pierre Loti, et on croisera au fil des numéro l’élite culturelle de la Bretagne, comme Théodore BotrelLoeiz Herrieu, Anatole Le Braz, Charles Le Goffic, ou encore Jean-Pierre Calloc’h (qui d’ailleurs sera révélé par la revue). Autour du couple s’organise un mouvement breton, qui se fait tout à la fois culturel et amical, et c’est tout naturellement que naît chez eux un salon littéraire.

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Le couple André et Florentine Degoul sera d’ailleurs récompensé en 1913, par Raymond Poincaré, alors Président de la République, pour l’ensemble de ces publications.

Après la Première Guerre mondiale, Madeleine Desroseaux continue à publier ses oeuvres, où elle décrit la Bretagne telle qu’elle l’aime, avec ses sentiers, ses églises, ses fleurs d’ajoncs et ses cimetières… L’une de ses grands succès, « Les Heures bretonnes », sera couronné par l’Académie française en 1931.

Elle disparaît le 3 mai 1939, après avoir publié, en son nom propre, une dizaine d’ouvrages, dont :

  • Chaîne fleuri (1882)
  • La Bonne Auberge, comédie en 1 acte, en prose, par Madeleine Desroseaux et René Saib (André Degoul). (Le Clocher Breton (Lorient), 1902).
  • Les Heures Bretonnes. Préface de Charles Le Goffic. (Librairie académique Perrin et Cie / Éditions de la Revue des Poètes, 1930)
  • Du soleil sur la lande, Contes de Bretagne (Tallandier, 1932)
  • Felix, clerc de notaire. Roman breton (Éditions du courrier littéraire, 1935)
  • La Bretagne inconnue (Plon, 1938)
  • Sur les chemins de Bretagne. 2 volumes posthume. (Éditions du Clocher Breton, 1943-1944)